Les Jeux olympiques d’hiver 2026 viennent tout juste d’ouvrir leurs portes, mais c’est depuis 2024 que de nombreux sportifs se préparent pour cet évènement d’envergure, à l’image de Maé-Bérénice Meité. La patineuse artistique de l’équipe de France, sextuple championne de France élite, s’est confiée au média B.o.ban sur les défis qu’elle a rencontrés au quotidien pour avoir la possibilité de participer à cette compétition majeure.
Les JO d’été 2024 se sont tenus à Paris du 26 juillet 2024 au 11 août 2024, beaucoup d’athlètes d’ici et d’ailleurs ont excellé sous les couleurs des pays qu’ils représentaient. Dans la même optique, les Jeux d’hiver 2026 verront des sportifs du monde entier venir s’affronter dans des sports tel que le biathlon, le bobsleigh ou encore le patinage artistique, afin d’obtenir une médaille olympique. Pour avoir la possibilité de briller lors de cette compétition, beaucoup d’athlètes ont travaillé d’arrache-pied pour être à la hauteur des espoirs que leurs pays ont mis en eux. Maé-Bérénice en est le parfait exemple, la patineuse débute le patinage artistique il y a 25 ans à Vitry-sur-seine « j’ai été à la patinoire pour la première fois avec l’école, cela m’a bien plu, j’habitais dans une ville où les activités physiques, sportives et artistiques, sont mises en avant, on a une école municipale d’art, une patinoire, plusieurs gymnases, des stades, ils nous emmenaient découvrir diverses activités, dont la patinoire, et j’ai appréciée, parce que j’étais une enfant casse-cou avec beaucoup d’énergie, mes parents m’ont dit de choisir un sport pour qu’ils puissent avoir un peu de répit, je leur ai donc dit que je voulais faire du patinage. Ils étaient un peu surpris par ce choix parce que ce n‘est pas le premier sport auquel ils auraient pensé, mon père a d’ailleurs pensé que j’allais y aller trois mois et qu’après j’allais abandonner, finalement 25 ans plus tard j’y suis encore ».

Un milieu en constante évolution
Née de parents ivoiriens et ayant grandi en banlieue parisienne, à tout juste 30 ans, la patineuse membre de l’équipe de France de patinage artistique, a parcouru un bout de chemin depuis ses débuts dans ce milieu. Elle indique une évolution des mentalités depuis l’époque de Surya Bonaly « moi, je n’ai pas vécu le racisme qu’elle a pu vivre, par contre j’ai vécu le fait que je sois différente, que je sois plus athlétique, et oui certaines fois quand je vais en compétition, je n’ai pas le droit à l’erreur comme d’autres patineuses qui rentrent plus dans les standards de la patineuse comme on l’attend, mais je trouve que ce sont des choses que l’on voit de moins en moins, parce qu’il y a un changement qui est en train de s’opérer au niveau du monde du patinage. On voit beaucoup de femmes s’illustrer à haut niveau et faire de très belles performances sur la scène internationale, donc cela ouvre un peu plus le champ des possibles. En grandissant, cela m’a forgé le caractère afin de viser l’excellence. Je sais que ma manière de patiner ne plait pas forcément à tout le monde, on sait qu’on est jugé, car cela reste un sport subjectif, donc cela tiendra à l’appréciation des juges de dire s’ils ont aimé notre qualité de patinage, c’est donc ça qui aurait pu me faire défaut, mais moi je le prends en me disant : ok, si cela est ainsi, on va travailler deux fois plus, pour faire l’unanimité ».
Les défis du quotidien pour exceller
Une autre problématique se pose pour les athlètes comme Maé-Bérénice, le film documentaire « À nos champions » réalisé par Mady Dosso, avant les jeux olympiques 2024, à l’attention de tous les athlètes en compétition, met en exergue les difficultés rencontrées par certains sportifs de haut niveau pour subvenir à leurs besoins, tout en se préparant à représenter leur pays dans des compétitions majeures. « La plupart des athlètes que l’on voit aux jeux olympiques sont considérés comme des athlètes amateurs, dans le sens où nous n’avons pas de salaire hormis pour les équipes de foot, de basket et certains autres sports collectifs, un sportif professionnel est celui qui perçoit un salaire, et nous ne percevons pas de salaire pour représenter nos pays aux JO, championnat d’Europe, et championnat du monde. En patinage par contre, nous avons la chance, d’avoir ce côté artistique, où l’on peut faire des Galas, on peut être invité à faire des shows, et quand nous sommes amenés à faire tout cela, nous allons pouvoir percevoir une rémunération, et cela va contribuer à la gestion de notre quotidien et de notre carrière. A l’issue de ma blessure, en 2021, je n’ai pas eu la possibilité de me m’illustrer de nouveau sur la scène internationale, ne me permettant pas de me faire appeler sur beaucoup de shows, mais malgré tout j’ai eu la possibilité de faire des shows par-ci par-là, mais pas de manière assez constante pour me permettre d’en vivre et de tenir sur une saison sportive, donc c’est là que le soutien des proches est essentiel. S’il n’y avait pas mes parents pour me soutenir dans ce rêve, je pense que je ne serais pas aux États-Unis à présent et que je ne pourrais certainement plus patiner, car c’est eux qui m’aident en grande partie. J’ai également eu des sponsors, mais je cherche toujours des sponsors et des mécènes qui peuvent m’accompagner financièrement et en nature, avec des dons qui seraient bénéfiques afin de baisser le coût global de la saison, donc j’essaie de m’entourer et d’utiliser les réseaux sociaux. Cela m’a permis de subvenir à certains besoins, mais je n’ai pas encore réussi à trouver une vraie stabilité pour l’instant, j’y travaille, mais c’est vrai qu’on est beaucoup de sportifs à devoir faire un à côté du sport pour pouvoir vivre ou survivre » déclare la patineuse.
C’est dans ces conditions que l’athlète c’est préparé afin d’avoir la possibilité de participer aux JO d’hiver, devant jongler entre les entraînements en début de journée et son activité dans le marketing en fin de journée. Sa vie de femme n’est pas en reste pour autant « dans mon style de vie à l’heure actuelle, je fais également de la place pour la femme. Je me suis rendu compte que je ne pouvais pas la négliger, que derrière l’athlète il y a aussi une femme qui a envie de sortir, de profiter, de voyager, de découvrir des plats culinaires, parce que moi j’adore manger. J’ai la chance de m’entraîner en Floride donc c’est comme si j’étais en vacances toute l’année finalement, donc je peux faire des staycation, m’évader tout en restant dans mon lieu d’entraînement, ou dans une ville à proximité et pouvoir bénéficier de la plage, me faire un petit séjour à l’hôtel et profiter. Je l’inclus vraiment dans mon style de vie, je suis une athlète certes, mais pas que, il y a aussi une femme, un entrepreneur, j’ai également des amis ici donc de temps en temps il peut nous arriver de sortir, d’aller prendre un verre, de marcher, de faire des choses fun qui sortent du monde du sport et de l’entrepreneuriat, parce que c’est bénéfique à mon bien-être et à mon équilibre. » En parallèle de sa vie d’athlète de haut niveau, Maé-Bérénice est également l’égérie d’une marque de joaillerie qu’elle affectionne.
Un partenariat glamour avec la marque Goldaïa
C’est dans le cadre amical que la collaboration avec Goldaïa est née, en effet Maé-Bérénice avait déjà remarqué la marque sur les réseaux sociaux. C’est par l’intermédiaire d’amis en commun que le projet a pris forme. « J’aime beaucoup la direction artistique, le marketing, leur storytelling, tout cela me parle énormément, donc je me suis dit ok, j’aime beaucoup ce qu’ils font, je vais les suivre, et puis cet ami nous a mis en contact. J’ai échangé avec Jérémie et Téhé, et j’ai vu que nous partagions les mêmes valeurs. Nous avons également des ambitions similaires, une envie, une rage de vaincre qui nous unit, une détermination, une vision qui nous a tout de suite rapprochés. » Un projet commun va leur permettre de concrétiser leur coup de foudre « le tournage de la campagne a été réalisé en une semaine et demi, et filmé à la Tour Eiffel, on est très heureux du résultat car cela met bien en avant nos valeurs, c’est le début d’une belle aventure. »
Celle qui a brillé sous les couleurs tricolores ces dernières années, ne participera peut-être pas aux Jeux olympiques d’hiver 2026, mais la glace restera pour elle l’endroit où elle croisa il y a 25 ans, sa destinée.



Laisser un commentaire